Bâchage et débâchage : deux solutions de travail mécanisé en démonstration.

Après la présentation en 2017 d’une technique de débâchage mécanisée, un autre matériel, permettant de bâcher et débâcher avec un tracteur, était visible à Cachy, pour la journée Mont Blanc du 16 novembre 2018.

Deux tas de betteraves côte à côte, deux tracteurs, deux machines de couleur différente. Lors de la journée Mont Blanc du 16 novembre 2018, à Cachy près d’Amiens, les planteurs pouvaient comparer deux solutions pour faciliter la manutention des bâches.

La première solution présentée lors de la journée Mont Blanc, déjà exposée l’an dernier, permet un débâchage mécanisé après une mise en place manuelle de la bâche par les planteurs. Il s’agit d’une machine développée par Philippe Idé, entrepreneur de travaux agricoles de la Somme et fabriquée par le constructeur Orenge basé en Seine-Maritime. Le matériel est porté derrière le tracteur. Il comporte une bobine à entrainement hydraulique placée au bout d’un bras. Le chauffeur accroche une extrémité de la bâche et actionne l’enroulement. Le rouleau formé est ensuite posé au sol. Il sera réutilisable l’année suivante. L’exploitant réalise le bâchage manuel en prévention. Dans les secteurs où le matériel est disponible, cette prestation de débâchage mécanisé ne lui coute rien car le montant est pris en charge par la sucrerie. L’indemnité de bâchage de précaution de 0,65 €/t reste applicable pour le planteur.

Autre technique, autre matériel avec cette fois-ci un bâchage et un débâchage mécanisé : le bras Klünder sert à déposer sur le tas une bâche de 18 m par 25 m, pliée en trois et enroulée autour d’un tube acier de 6 m de long.

Le bras à l’arrière du tracteur saisit le tube et déroule la bâche sur le haut du tas.

L’opérateur déploie complétement la toile pour l’amener au sol de chaque côté.

Le tracteur repasse et pousse la bâche sous le tas au moyen d’un rouleau monté à l’avant du tracteur.

Le même bras sert à réenrouler la bâche. Grâce à un piquot métallique soudé au tube, le chauffeur ne descend pas du tracteur pour amorcer l’enroulement.

Toute la bâche est retirée puis remise en rouleau.

Bertrand Sorel propose cette prestation de bâchage et débâchage mécanisé depuis l’automne 2018.

L’opérateur descend ensuite du tracteur pour déployer complétement la toile jusqu’au sol. Puis le chauffeur repasse tout autour du tas avec un disque placé à l’avant du tracteur qui « borde » la bâche sous la base des betteraves afin de la maintenir en place. Le bras arrière est encore utilisé au moment du débâchage pour réenrouler la toile autour du tube. Ce matériel d’origine allemande était présenté par l’ETA Sorel qui s’est équipée depuis cet automne. Le coût de la prestation complète est de 1,30 €/t (fourniture des bâches incluse). L’indemnité de précaution de 0,65 €/t reste applicable, la charge nette pour le planteur sera donc de 0,65 € par tonne effective (1,30 € - 0.65 €) pour cette opération de bâchage/débâchage mécanisée.





Des boudins pour lester le pied de la bâche

Plutôt que des palettes, les pierres ou des pneus, l’utilisation de boudins de lestage est une solution plus pratique et plus facile à mettre en œuvre pour tenir la bâche en place. Le fabricant Vélitex présent également à Cachy insiste sur l’importance de les remplir de graviers et surtout pas de sable : le sac conserve plus de souplesse et l’eau s’évacue empêchant le risque de gel. Il existe un système d’agrafes pour solidariser les boudins avec la bâche, évitant ainsi qu’elle ne glisse en dessous à cause du vent.

Le boudin de lestage s’agrafe à la bâche pour mieux la maintenir