Des betteraves et des hommes

En campagne, inspecteurs de culture et chefs de centre travaillent main dans la main pour maintenir la cadence de l’usine. Focus sur la gestion des silos à risque avec Jean-Baptiste Leroy et José Lamer à Etrépagny.

Jean-Baptiste Leroy est inspecteur de culture depuis 10 ans et son collègue José Lamer est chef de centre depuis 7 ans. Durant la campagne, ils travaillent en binôme pour gérer les silos à risque. Objectif : empêcher tout intrus (cailloux, bois, herbes indésirables, betteraves malades…) de pénaliser la cadence de l’usine. 

Jean-Baptiste Leroy

« Sur le terrain on repère les silos à problèmes très en amont et on les signale au chauffeur qui va effectuer le chargement, via le planning de grue. C’est en plaine que démarre la chaîne de transmission de l’information, qui ensuite se déploie jusqu’au chef de centre en usine… »

José Lamer

« Grâce au signalement fait en plaine, quand un chargement à risque arrive en usine, je le sais tout de suite : les opérateurs bascule et les chauffeurs de camions ayant eu pour consigne d’afficher une signal d’alerte (gyrophare ou warning). J’évalue alors l’ampleur du problème en échantillonnant les betteraves du camion. Puis j’en informe les conducteurs des chouleurs, le surveillant du lavoir et le chef de poste usine. De son côté, le chauffeur du chouleur informe le chauffeur de camion (toujours en warning ou gyrophare allumé) de l’endroit où il doit vider son camion sur la cour à betterave.

Deux métiers bien distincts pour un objectif commun.

Jean-Baptiste Leroy et José Lamer :

« Notre but commun est d’éviter qu’un amas de betteraves à risque soit concentré sur la cour à betterave. Car cela peut entraîner un ralentissement voire des pannes (épierreur, coupe racine…) pouvant conduire dans le pire des cas à un arrêt total de l’usine. Par notre action on fait en sorte que les betteraves issues de silos à problème soient réparties sur l’ensemble de la cour, comme ça on dilue le risque. Même si nos métiers se trouvent chacun à une extrémité de la chaîne, ils sont l’un et l’autre indispensables.

Le circuit de l’information