Une prestation de bâchage mécanique clé en main

Philippe Colombier, entrepreneur de travaux agricoles, couvre et charge des betteraves pour l’usine d’Etrépagny. 

Philippe Colombier

Entrepreneur de travaux agricoles

« Avec mon associé, nous avons investi dans un avaleur de silo et dans du matériel pour bâcher mécaniquement les betteraves, explique Philippe Colombier, entrepreneur de travaux agricoles. Nous réalisons ces prestations pour la troisième campagne. »

Des investissements matériels et humains

Philippe Colombier a investi dans du matériel spécifique pour réaliser le bâchage mécanisé. « Je me suis équipé d’un bras qui coûte 25 000 €. Puis j’ai acheté des tubes solides en métal, qui valent 50 € pièce. Je dispose d’un stock suffisamment conséquent pour enrouler toutes les bâches sur elles-mêmes lors du débâchage. » La sucrerie met à sa disposition environ 450 bâches, ce qui correspond au tonnage à bâcher sur son secteur géographique. « Pour que cette activité soit rentable, il faut au minimum couvrir 90 000 tonnes de betteraves par campagne. »

Au moment du bâchage, Philippe Colombier embauche deux salariés temporaires pour une période de deux à trois mois. « Lorsque la météo est favorable et que les conditions d’accès et de configuration du silo sont convenables, une seule personne peut suffire pour bâcher les silos. Mais ces conditions sont rarement toutes réunies à la fois ! A trois, c’est plus confortable pour manipuler les bâches et les positionner correctement. Le débit de chantier est aussi plus rapide. En règle générale, nous couvrons 5 000 tonnes de betteraves par jour. » Dans sa remorque, Philippe Colombier dispose d’un stock de 50 bâches, ce qui lui laisse suffisamment d’autonomie pour la journée. 

Pour que cette activité soit rentable, il faut au minimum couvrir 90000 tonnes de betteraves par campagne.

Optimiser les chantiers de bâchage et de débâchage

Le bâchage commence généralement lors de la première quinzaine de novembre. Tout dépend des conditions météorologiques et surtout de l’anticipation des planteurs dans la mise à disposition de leurs betteraves. « Selon les dates d’arrachage, de mise à disposition, d’enlèvement et la durée de campagne, une bâche peut parfois servir deux fois sur la période de ramassage des betteraves. Cette année, les plus faibles rendements et les silos plus petits risquent d’écourter la campagne de bâchage. » Les dates d’enlèvement des silos conditionnent également l’opération de débâchage. « Le gel et la neige sont les facteurs limitants de cette activité. Il faut en être conscient. Dans ces situations, nous devons anticiper le débâchage pour le faire dans des conditions plus propices. Cela fait partie du métier. Plus les campagnes sont longues, plus le risque d’aléas climatiques est élevé ! »