Betteraves : point cercosporiose et jaunisse
Protéger et récolter Le 23/07/2026La surveillance sanitaire s’intensifie dans les parcelles de betteraves. La progression de la cercosporiose est ralentie grâce aux conditions météorologiques de ces derniers jours. En parallèle, les premiers foyers de jaunisse sont visibles dans plusieurs secteurs.
Les températures élevées de ce printemps ont accéléré la croissance des betteraves et favorisé un développement foliaire important. Les cultures ont quinze jours d’avance. Cette précocité conduit à renforcer la surveillance sanitaire des parcelles.
Cercosporiose : une pression à surveiller de près
Pour l'heure, les fortes chaleurs limitent le développement de la cercosporiose. La situation pourrait néanmoins évoluer rapidement avec un possible retour de l'hygrométrie.
« La première alerte « Vigilance Cerco » a été lancée le 30 juin auprès de tous les planteurs de Saint Louis Sucre. Du 1er au 4 juillet, toutes les conditions nécessaires au développement de la cercoporiose étaient réunies. Néanmoins, avec le retour des fortes chaleurs, sa sporulation a été freinée. », souligne Ophélie Bolingue, responsable agronomique de Saint Louis Sucre.
Cette année, Saint Louis Sucre évalue plusieurs outils d'aide à la décision (OAD) afin d'anticiper les interventions au plus près de la sporulation. Les OAD Xarvio, Cerco’OAD et celui de l’ITB figurent notamment parmi les solutions testées sur deux sites expérimentaux. Leurs prévisions sont comparées aux observations hebdomadaires réalisées sur le terrain dans le cadre des bulletins de santé du végétal.
« Le programme se construit en alternant les modes d’action fongicide et en ajoutant le cuivre Airone SC, insiste Ophélie Bolingue. » Ce produit vient d'obtenir une nouvelle dérogation de 120 jours pour lutter contre la cercosporiose sur betterave.
Jaunisse : les premiers foyers apparaissent
Dans les parcelles, les premiers symptômes de jaunisse sont désormais visibles. « À ce stade, les ronds de jaunisse correspondent aux premiers vols de pucerons », observe Ophélie Bolingue.
Malgré des programmes insecticides renforcés, quelques contaminations étaient attendues. « Nous savions que ce ne serait pas du 100 % de parcelles indemnes, rappelle-t-elle. La question porte désormais sur l'intensité de la maladie d'ici à la récolte. » Ophélie Bolingue et les équipes betteravières continuent de mesurer l'évolution de la maladie au cours de l'été pour déterminer précisément les impacts sur le rendement agricole.
