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Avec la baisse des surfaces de betteraves prévues en 2026, l’assolement de la ferme d’Étrépagny évolue légèrement. À l’origine, la ferme devait implanter les betteraves sur deux parcelles. La réduction des surfaces conduit finalement à retirer une parcelle entière de 5 ha, désormais dédiée aux féveroles de printemps.

Ce choix entraîne un effet domino. La parcelle initialement prévue pour la féverole accueillera soit de l’orge de printemps soit du tournesol. Début octobre, le précédent maïs grain a été récolté dans de très bonnes conditions. Afin de couvrir le sol durant l’hiver, l’option retenue est d’effectuer d’emblée un semis d’orge de printemps.

« Sur cette parcelle, nous sommes très opportunistes, explique Clément Bunias, responsable de la ferme. L’orge de printemps est très économe puisque la semence est issue de la récolte précédente et est non triée. Aucun désherbage n’a été réalisé car cette céréale est considérée comme un couvert. Fin janvier, la parcelle est très propre. Nous verrons si la culture résiste au gel, le stade critique étant épi 1 cm ».

Si l’orge de printemps semée en tant que couvert passe l’hiver, elle sera conduite jusqu’à la récolte. Dans le cas contraire, la parcelle sera semée en tournesol. « Nous privilégions la diversification, poursuit l’ingénieur. Comme nous sommes une ferme expérimentale, c’est aussi une façon de tester une autre conduite d’une culture de printemps. »

L’assolement 2026

Les rendements betteraves 2025

- Parcelle conduite avec FarmDroid : 103 t/ha
- Parcelle témoin : 110 t/ha

La différence de rendements s’explique par une concurrence plus importante des adventices sur la modalité pilotée avec le robot. « Néanmoins, le résultat reste remarquable puisqu’aucun herbicide n’a été appliqué sur cette modalité », tient à souligner Clément Bunias.
Pour éviter la propagation des graines adventices, deux passages d’écimeuse ont été effectués début août et fin septembre. Le coût est d’environ 60 €/ha pour une parcelle moyennement enherbée.

Destruction des couverts

Les couverts végétaux qui précèdent les prochaines betteraves sucrières ont été détruits mi-décembre à l’aide d’un rouleau hacheur Bionalan. L’évaluation des restitutions d’azote a été menée le 5 janvier, selon la méthode MERCI.

- Pour connaître les résultats et les économies d’azote associées, consultez l’article : Des essais terrain pour maximiser la restitution d’azote grâce aux couverts végétaux

Après la récolte de l’orge de printemps, le couvert long Saint Louis Sucre, composé d’avoine, de phacélie, de vesce et de trèfle, a été implanté. Il a ensuite été détruit par un passage de rouleau Cambridge le 5 janvier sur une végétation gelée. Les résidus couchés du couvert forment un paillage protégeant le sol jusqu’au semis du maïs en avril.
Enfin, le couvert Isol explorer majoritairement composé de crucifères précède les féveroles de printemps. Il a été détruit mi-décembre par un passage de déchaumeur à disques indépendants. Ensuite, la parcelle a été labourée afin d’enfouir et maîtriser un stock semencier d’adventices devenu trop important en surface.

- Pour en savoir plus, consultez l’article : Désherbage : repartir d’une page blanche grâce au labour pour éviter l’impasse

SAINT LOUIS SUCRE EST AGRÉÉ POUR LE CONSEIL À L’UTILISATION DES PRODUITS PHYTOPHARMACEUTIQUES (N° HN00104)