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La campagne 2026 s'annonçait plutôt favorable pour la féverole cultivée par les planteurs de Saint Louis Sucre. Au 7 juillet, les cultures présentaient encore un bon état végétatif. Ughau Debreu rappelait à ce moment là : « Les féveroles atteignent en moyenne 1,50 m de hauteur. Les gousses sont bien formées et commencent à noircir. Nous abordons la récolte dans de bonnes conditions ». Cependant, les conditions météorologiques très chaudes et séchantes du mois de juillet ont précipités la maturité des féveroles au point d'en diminuer le potentiel de rendement.

La majorité des parcelles ont été implantées sur des limons profonds, favorables à l'expression du potentiel de la culture. L'état sanitaire était très satisfaisant. Les premiers rendements laissaient espérer un niveau de 4 t/ha en moyenne. Malheureusement, les canicules successives et le manque d'eau ont impacté fortement la culture en fin de cycle. 

Dans certaines zones de Normandie et de Picardie, de violents orages survenus début juillet, ont provoqué de la verse. « Les plantes étaient particulièrement hautes et ont davantage cassé sous les rafales », précise Ughau Debreu.

La qualité de récolte se joue dans les réglages

La réussite de la récolte repose sur le respect de quelques critères. Tout d’abord, visez, autant que possible, un taux d’humidité de la féverole entre 14 et 15,5 %. En dessous de ce taux, les gousses sont plus fragiles et s'ouvrent prématurement entrainant des pertes de fèves.

Ughau Debreu donne même deux indices sonore et visuel ! « Le chantier doit démarrer lorsque les gousses sont craquantes et commencent légèrement à s'ouvrir ».

De plus, pour préserver les graines, le contre-batteur mixte ou à maïs doit être réglé autour de 14 à 15 mm.

« Nous espérerons une météo plus clémente pour faciliter la récolte des féveroles et souhaitons à tous nos agriculteurs la meilleure réussite possible dans le contexte climatique que nous connaissons actuellement », conclut Ughau Debreu.