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En 2026, Saint Louis Sucre poursuit la production de féverole avec les planteurs, répartis sur une quarantaine d'exploitations. Les implantations se sont déroulées de fin février à mi-mars, avec une météo globalement favorable. 

« Cette année, nous restons dans la fenêtre normale, entre le 15 février et le 15 mars, alors qu’en 2025, elles se sont majoritairement déroulées à partir de début-mars », souligne Ughau Debreu, responsable de la durabilité agricole de Saint Louis Sucre.    

Après le semis, la priorité est donnée au désherbage de pré-levée, complétée si nécessaire par un rattrapage en post-levée. « Les adventices comme les chénopodes, amarantes ou renouées doivent être maîtrisées rapidement afin d’éviter toute concurrence avec la culture », rappelle Ughau Debreu.
Dès avril, la vigilance se porte sur les insectes et maladies, « avec un point d’attention particulier à l’approche de la floraison », complète-t-il.

Semis de féveroles le 6 mars sur un sol ressuyé avec une densité de 40 grains/m² en limon. Les densités peuvent monter jusqu’à 45 à 50 grains/m² dans les terres plus argileuses ou hétérogènes.
Semis de féveroles le 6 mars sur un sol ressuyé avec une densité de 40 grains/m² en limon. Les densités peuvent monter jusqu’à 45 à 50 grains/m² dans les terres plus argileuses ou hétérogènes.

Une surveillance précoce des sitones

Les sitones constituent le premier ravageur à surveiller. Leur présence se repère facilement grâce aux encoches visibles sur le feuillage. Si les dégâts se généralisent, une intervention insecticide peut être envisagée avant la ponte des adultes.
Plus tard dans le cycle, la vigilance se porte sur les pucerons noirs ou verts, susceptibles de coloniser les plantes. Une intervention est généralement déclenchée lorsque 10 à 20 % des plantes sont infestées.

Botrytis et anthracnose en ligne de mire

Côté maladies, le mildiou peut apparaître en tout début de cycle, lorsque les températures restent fraîches et que les conditions sont humides en absence de soleil. Toutefois, sa nuisibilité demeure généralement limitée.
Les principales cibles sont ensuite le botrytis et l’anthracnose, puis la rouille en fin de floraison. En cas de pression importante, la protection repose sur deux interventions espacées d’au moins 14 jours.

- Le premier traitement fongicide (T1) se positionne en début de floraison +15 jours, par exemple avec de l’azoxystrobine (Amistar) à 0,4 l/ha. Le second traitement (T2) intervient en fin de floraison, avec du prothioconazole (Prosaro) à 0,4 l/ha pour contenir la rouille.

- En année à faible pression ou en parcelle drainée, une seule intervention peut suffire. Une seule application est d’ailleurs autorisée en parcelle drainée et sur sol contenant plus de 45 % d’argile.

Reconnaître les maladies de la féverole

SAINT LOUIS SUCRE EST AGRÉÉ POUR LE CONSEIL À L’UTILISATION DES PRODUITS PHYTOPHARMACEUTIQUES (N° HN00104)