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La récolte de cet été affiche un bilan satisfaisant, avec des rendements dans la moyenne locale. Derrière ce résultat se cachent toutefois de fortes disparités selon les cultures et les parcelles.

Pour Thomas Grisel, responsable de la ferme d’Étrépagny, cette moisson reste fortement marquée par les extrêmes climatiques. « Désormais, au fil des campagnes agricoles, c’est tout l’un ou tout l’autre : des pluies intenses ou deux mois de sécheresse, analyse-t-il. Malgré ces conditions, nous parvenons à stabiliser les rendements. Nous n’atteignons pas forcément les niveaux les plus élevés les bonnes années, mais nous conservons des rendements réguliers dans les années difficiles. »

Blé, orge, colza

Semé fin octobre derrière un maïs, le mélange des variétés de blé Intensity, Absalon et KWS Sphere affiche 92,2 q/ha. En revanche, le blé de betterave avec les variétés Junior, Pondor et LG Audace a donné 80,9 q/ha. « Plus globalement, les semis tardifs ont été pénalisés cette année », souligne Thomas Grisel.

Contre toute attente, l’orge de printemps semée à l’automne se démarque avec 68,7 q/ha. Installée pour couvrir le sol avant l’implantation directe de la féverole, elle affiche finalement un bon rendement. La culture n’a reçu que 90 unités d’azote et deux fongicides.

En revanche, le rendement de RGT Planet, orge de printemps semée après betterave, est décevant par rapport aux moyennes annuelles. Avec 62 q/ha, il se situe néanmoins dans la moyenne du secteur. La culture a été marquée par la sécheresse au mois d’avril pendant la floraison. Ces conditions climatiques pénalisent fortement une culture à cycle court. « Jusqu’à cet épisode, la parcelle présentait pourtant un très beau potentiel », nuance Thomas Grisel.

Le colza érucique donne un résultat satisfaisant avec 35,4 q/ha.

Féverole

La météo a aussi eu raison de la féverole. Alors que la moyenne pour les planteurs qui la cultivent dans le cadre du contrat avec Saint Louis Sucre est de 37,2 q/ha, elle n’atteint pas 20 quintaux sur la ferme d’Étrépagny ! En cause, les coups de chaleur et la sécheresse à la floraison, auxquels s’ajoute un orage localisé mêlant pluie et grêle. Il a cassé les tiges et fait chuter des gousses. De plus, lors de la moisson, des gousses sont tombées, sûrement trop mûres. Tout s’est joué en trois jours. Une première tentative de récolte a « bourré » la machine, ensuite les très fortes chaleurs ont accéléré la maturation.

Les travaux de fin d’été : semis de colza et de couverts végétaux

Après la moisson, une longue période de sécheresse a fortement marqué les betteraves et le maïs. Elle a également retardé les différents travaux d’implantation du colza et des couverts végétaux.

- Couverts végétaux
Les couverts ont finalement été semés en direct le 23 août, alors que l’objectif était de les implanter avant le 15 août.

- Colza
Le colza a quant à lui été semé le 2 septembre 2026, après plusieurs étapes de préparation du sol. Un premier déchaumage à disques a permis d’incorporer les pailles, suivi d’un passage de déchaumeur à dents Lemken Smarag, puis d’un passage de rouleaux Cambridge.
Une application de l'herbicide Colzamid a ensuite été réalisée avant le semis. Enfin, un nouveau roulage a conservé au maximum la fraîcheur du sol et favorisé de bonnes conditions de levée malgré la sécheresse.

Toutefois, fin septembre, le colza manque d’eau et la pression altise est importante.

 

Rouleaux Cambridge pour appuyer le lit de semence après le semis de colza.
Rouleaux Cambridge pour appuyer le lit de semence après le semis de colza.
Couvert de colza et féverole.
Couvert de colza et féverole.
Couvert Isol Explorer Max.
Couvert Isol Explorer Max.

SAINT LOUIS SUCRE EST AGRÉÉ POUR LE CONSEIL À L’UTILISATION DES PRODUITS PHYTOPHARMACEUTIQUES (N° HN00104)