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Après un hiver doux, les conditions idéales étaient réunies dès février pour que les pucerons se développent ! Début mars, les températures sont même devenues printanières ! La combinaison de ces paramètres météo explique pourquoi, au stade sensible deux feuilles naissantes, les pucerons verts s’attaquaient déjà aux betteraves. « Avant qu’elles ne soient semées, ils étaient en embuscade dans la plaine ! Nous en avons même vu sur les repousses dans des cordons de déterrage non désherbés ! C’est pourquoi, il est important de mettre en place les actions de prophylaxie et à l'échelle du territoire », témoigne Thomas Grisel, ingénieur apprenti Saint Louis Sucre. 

Ainsi, une application de Verseon à 0,2 l/ha (dimpropyridaz) associée à 1 l/ha d’huile Actirob B a été réalisée le 17 avril sur la parcelle de betteraves de la ferme. Les pucerons verts colonisaient 60 % des plantules tout juste arrivées au stade BBCH11 (2 feuilles naissantes, non encore étalées) !

Un deuxième passage sera envisagé 10 jours après le premier passage si le seuil est de nouveau atteint avec 0,14 kg/ha de Teppeki combiné à 1 l/ha d’huile Actirob B.

Semis des betteraves

Programme désherbage des betteraves

Deux désherbages ont été réalisés les 13 et 22 avril.

En T1 : 1 l/ha de Bettapham, 0,2 l/ha de Nortron, 0,4 l/ha de Vextamitron 700 SC, 0,15 l/ha de Venzar SC et 1 l/ha de Mix-In.
En T2 : 1,3 l/ha de Bettapham, 0,2 l/ha de Nortron, 1 l/ha de Kezuro, 0,15 l/ha de Venzar SC et 0,8 l/ha de Mix-In.

« En raison du manque d’humidité et de la pression des adventices, nous maintenons une cadence soutenue, explique Thomas Grisel. C’est le seul moyen de viser une efficacité optimale des herbicides. »

Blé : vigilance rouille et ajustement du programme fongicide

Sur blé, la situation reste globalement saine, mais la campagne s’annonce propice à la rouille du fait des matinées fraîches et des fortes rosées. Les premières pustules sont déjà visibles sur certaines feuilles. « La rouille peut vite se développer, il faut donc la bloquer le plus tôt possible », souligne Thomas Grisel.

Le programme fongicide en T2 qui vise normalement le stade dernière feuille étalée est donc avancé. « Le premier traitement ciblait surtout la septoriose avec du soufre, mais cette année, la pression est faible, poursuit Thomas Grisel. Le passage T2 doit donc intégrer une strobilurine pour contenir la rouille. »

Orge de printemps : une implantation réussie

L’orge de printemps (RGT Planet) a été semée le 4 mars après une restructuration du sol avec la charrue Perrein. Dans la foulée, un roulage referme la structure et limite le dessèchement du lit de semences. « Fin avril, la levée de l’orge est homogène avec un bon développement », observe l’ingénieur apprenti.

Déjà deux désherbages ont été réalisés, l’un antigraminée (3 l/ha de Clotosint) et l’autre antidicotylédone (1 l/ha d’Axial Pratic, 0,015 kg/ha d’Accurate, 0,015 kg/ha de Gratil et 0,75 l/ha d’Exsentia). À ce stade, aucune intervention complémentaire n’est nécessaire.

Féverole : surveillance des sitones

En féverole, la vigilance se porte désormais sur les sitones. En raison d’encoches sur les jeunes feuilles, un passage insecticide a été effectué le 16 avril avec 0,06 l/ha de Sentinel Pro. 

Féverole : semis 2026 réussis, vigilance sur les bioagresseurs en début de cycle

Mais grain, semé le 20 avril (KWS Jaipur)

Préparation du semis

Le variété de maïs KWS Jaipur a été semée le 20 avril. Un insecticide du sol, Trika Super, a été appliqué au semis. Ce produit permet à la fois de protéger la culture contre les ravageurs du sol et d’apporter un effet starter. En effet, il combine un insecticide, un engrais starter (7,8 N - 37 P) et un biostimulant (8,8 % de carbonates d’acides fulviques et humiques).

Récolte de miscanthus

Le miscanthus a été ensilé le 31 mars par l’UCDV. Le rendement observé est de 6,65 t/ha, contre 12,25 t/ha en 2025. Cette baisse s’explique par le fait que la récolte de l’an dernier correspondait à une première coupe : le miscanthus avait en effet poussé durant deux années avant d’être récolté, ce qui a entraîné un effet de cumul. La biomasse produite est destinée à l’alimentation d’une chaudière utilisée pour la déshydratation de la luzerne.

Pour en savoir plus sur l’UCDV et l’utilisation du miscanthus :

Une orge d’automne finalement conservée

Dernier point marquant : l’orge de printemps semée à l’automne en couvert d’interculture est finalement conservée car elle n'a pas gelé. « Si elle n'avait pas survécue à l'hiver, nous aurions semé un tournesol », rappelle Thomas Grisel. Quelques symptômes de rhynchosporiose ont été maîtrisés grâce à un traitement fongicide réalisé mi-avril.